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15/05/2026

Nano Filter vs Coldstream FTO+

Nano Filter met en avant une filtration très rapide, une précision annoncée à 0,002 µm, une technologie suisse brevetée et une cartouche unique censée filtrer 4 000 litres. Dans l’email promotionnel APS à la date du vendredi 15 mai 2026, Nano est présenté comme une “IMMENSE révolution”, “50 fois plus précis” que Coldstream, avec un débit de 18 litres par heure, soit “l’équivalent d’un grand verre d’eau par minute”.

C’est un argument commercial très fort. C’est visuel, simple, facile à comprendre.

Mais en purification d’eau, la vitesse ne suffit pas. Le vrai sujet n’est pas de savoir quel filtre remplit le plus vite un verre. Le vrai sujet est de savoir ce qui reste dans l’eau à l’arrivée.

Rien ne sert de courir, encore faut-il arriver avec une eau vraiment contrôlée.

Quand le marketing court plus vite que les preuves

Dans le monde des filtres à eau par gravité, il y a deux façons de convaincre.

  • La première consiste à publier des tests complets, nommer les laboratoires, indiquer les normes utilisées, préciser les contaminants  testés, les volumes filtrés, les limites de détection et les conditions exactes des essais.

  • La seconde consiste à parler de “révolution”, de “nanofiltration suisse”, de “0,002 µm”, de “50 fois plus précis”, de “bactéries et virus détruits”, de “TFA éliminé”, puis à montrer une eau qui coule très vite.

Nano Filter joue clairement cette deuxième carte.

La marque revendique deux technologies brevetées, PlasmaShield-NanoMatrix et Nanoporous Adsorber Fleece, censées permettre un niveau de filtration inaccessible aux filtres à gravité classiques. Sur sa page technologie, Nano affirme notamment que sa membrane détruit les pathogènes et que son système atteint 0,002 µm, “50 fois plus précis” que les filtres à gravité conventionnels.

La même page va jusqu’à écrire : “PFAS, pesticides, résidus médicamenteux, métaux lourds : rien ne passe à travers.”

C’est une promesse massive. Mais une promesse massive demande des preuves massives.

Et c’est précisément là que le dossier Nano devient fragile.

A retenir

Le débit est un critère de confort. Pas une preuve de purification.

Un filtre peut remplir un verre très vite tout en laissant ouvertes les questions essentielles :

  • Quels contaminants ont réellement été testés ?
  • Selon quelle méthode ?
  • Sur combien de litres ?
  • Avec quelle limite de détection ? 
  • Et avec quels rapports complets accessibles ?

Nano met en avant une vitesse spectaculaire. Mais à l’arrivée, lorsqu’on compare les preuves publiques disponibles, Coldstream FTO+ reste beaucoup plus solidement documenté : tests selon des standards reconnus, laboratoire identifié, large panel de contaminants, résultats à 3 000 L, et même un test virus clairement nommé.

La vitesse ne purifie pas l'eau

L’argument central de Nano est simple : ça va vite.

Dans l’email APS, le débit est présenté comme “sans équivalent”, à 18 litres par heure. Le message insiste sur la comparaison visuelle avec une cuve transparente, comme si la rapidité suffisait à démontrer la supériorité du filtre. Sur sa page produit, Nano annonce une cartouche à 0,3 L/min, une durée de vie de 4 000 L ou 12 mois, et une filtration “15x plus rapide”. La même page met aussi en avant “1 verre d’eau filtrée par minute”.

Très bien. C’est rapide. Mais un débit rapide ne prouve pas une meilleure purification.

Le débit répond à une question pratique : combien de temps faut-il attendre ? Les tests répondent à une question sanitaire : qu’est-ce que je bois réellement ?

Confondre les deux, c’est prendre un chronomètre pour un rapport de laboratoire. Une eau peut traverser rapidement une cartouche sans que cela démontre quoi que ce soit sur le TFA, les virus, les pesticides, les nanoplastiques, les métaux lourds ou les résidus médicamenteux. En filtration, la vitesse est un avantage d’usage. Mais la sécurité se prouve par des tests, pas par une vidéo de débit.

Le 0,002µm : un chiffre spectaculaire mais pas une preuve universelle

Nano affirme atteindre une filtration de 2 nanomètres, soit 0,002 µm, et présente cela comme “50 fois plus précis” qu’un filtre à gravité conventionnel. La marque écrit même que “PFAS, pesticides, résidus médicamenteux, métaux lourds : rien ne passe à travers”.

C’est une phrase très forte. Trop forte.

Les contaminants chimiques dissous ne se filtrent pas comme du sable dans une passoire. Les PFAS, les médicaments, les pesticides ou les métaux lourds ne sont pas simplement des “particules” que l’on bloque parce qu’elles seraient plus grosses qu’un pore. Nano le reconnaît d’ailleurs indirectement en expliquant que les PFAS seraient captés par interaction hydrophobe, les pesticides par affinité moléculaire et les métaux lourds par attraction électrostatique ou complexation.

Donc si Nano veut prouver l’efficacité sur ces contaminants, le “0,002 µm” ne suffit pas.

Il faut des tests contaminant par contaminant, avec conditions précises, concentrations d’entrée, limites de détection, débit, volume filtré, répétitions et rapports complets.

Sinon, “0,002 µm” devient surtout un slogan. Un joli slogan, certes. Mais un slogan quand même.

TFA : un chiffre revendiqué, pas une preuve vérifiable sur la durée

Nano revendique un résultat sur le TFA, l’acide trifluoroacétique : 0,738 µg/L avant filtration, “n.d.” après filtration, réduction affichée à 100 %. Ce résultat est associé à Bureau Veritas Report 424-1242/A.

Sur le papier, ça impressionne.

Mais il faut regarder ce que cela prouve réellement.

D’abord, “n.d.” ne veut pas dire “zéro”. Cela signifie “non détecté sous la limite de détection de l’instrument”. Or, sans le rapport Bureau Veritas complet, le consommateur ne peut pas vérifier la limite de détection exacte, la méthode utilisée, la matrice d’eau, le pH, le TDS, le débit, les répétitions, le nombre de cartouches testées ou le volume réellement filtré avant le test.

Ensuite, Nano précise lui-même qu’un “test complémentaire” sur les performances à 5 000 litres est encore en cours et sera publié après réception des résultats.

Donc même en acceptant la synthèse Nano telle quelle, le TFA n’est pas prouvé publiquement à 4 000 ou 5 000 litres.

Il est revendiqué dans un tableau. Ce n’est pas la même chose.

Et ce point est majeur, parce que le TFA est justement l’un des PFAS les plus difficiles à retirer. Le TZW indique que le TFA ne peut pas être éliminé par les traitements naturels ou techniques classiques de l’eau potable, et que l’ozonation, le charbon actif ou la chloration sont pratiquement inefficaces ; le TZW indique aussi que la réduction du TFA en traitement d’eau potable n’est réellement possible que par osmose inverse, avec de fortes réserves sur sa généralisation. L’agence allemande BfR/UBA décrit aussi le TFA comme très persistant et très mobile, avec une faible affinité pour les sédiments et les filtres à charbon actif.

Conclusion : Nano revendique un résultat sur le TFA. Mais sans rapport Bureau Veritas complet, sans limite de détection publiée clairement et sans test TFA en fin de durée de vie, cette revendication ne suffit pas à prouver une performance durable sur 4 000 litres.

Une promesse TFA sans rapport complet, c’est comme une voiture de course sans contrôle technique : ça peut briller, mais on ne sait pas si ça tient la route.

Virus : une revendication  mais aucun test virus visible. Nano parle explicitement de virus.

Sur sa page technologie, la marque affirme qu’au contact de la membrane, “une bactérie, un virus ou tout autre pathogène” verrait son enveloppe pulvérisée et son ADN brisé. Sur la page produit, Nano affirme aussi que la cartouche “détruit les bactéries et virus à son contact”.

L’email APS reprend cette promesse en affirmant que Nano filtre “les bactéries, virus et pathogènes”, et que “toutes les performances de filtration ont été validées par des laboratoires indépendants, accrédités ISO 17025”.


Le problème ? Dans le tableau public Nano, on ne voit aucun test virus spécifique 

Les organismes listés sont : Total coliforms, E. coli, P. aeruginosa et S. aureus. Ce sont des bactéries. Les résultats sont exprimés en unités bactériennes, pas en unité virale. On ne voit pas de MS2 coliphage, pas de rotavirus, pas de norovirus substitut, pas d’unité PFU, pas de protocole viral identifiable.

C’est un glissement de vocabulaire très sérieux.

Tester des bactéries ne prouve pas une efficacité sur les virus. Ce ne sont pas les mêmes organismes, pas les mêmes tailles, pas les mêmes structures, pas les mêmes protocoles de validation.

Donc oui, c’est suspect. Et techniquement, ce n’est pas sérieux. Quand une marque parle de virus dans sa promesse commerciale, elle doit afficher un test virus. Pas un tableau bactéries avec le mot “virus” dans le titre.

 

À titre de comparaison, Coldstream FTO+ affiche explicitement une ligne “Virus” avec Rotavirus spp., une concentration d’entrée de 2,4642 × 10⁷ PFU/L et une réduction >99,99 % à 3 000 litres.

Là, au moins, le contaminant viral est nommé. Le protocole est identifiable. L’unité est cohérente. On ne demande pas au client de deviner.

Nano parle de virus. Coldstream montre un test virus.
Ce n’est pas un détail. C’est une différence majeure.

 

Microplastiques et nanoparticules : encore un glissement 

Nano revendique une efficacité sur les microplastiques et évoque aussi les nanoplastiques. L’email APS va même jusqu’à parler de “microplastiques, y compris les nanoparticules”.

Mais dans les tests publics Nano, les résultats publiés portent sur des particules >5 µm et >10 µm. Et Nano précise lui-même qu’un test complémentaire sur les nanoplastiques inférieurs à 1 µm est en cours.

Donc là encore, il faut distinguer la promesse de la preuve. Dire “nous avons testé les particules >5 µm” est une chose. Laisser entendre que les nanoparticules ou les nanoplastiques sont démontrés en laboratoire en est une autre. Tant que le test nanoplastiques <1 µm n’est pas publié, cette promesse reste non démontrée publiquement.

 

Les rapports complets : une fiche de synthèse n'est pas une certification 

Nano affiche des résultats et cite des références : SGS Report NBF24-0013449-01, SGS Report NBF25-0023352-02 et Bureau Veritas Report 424-1242/A. La marque affirme aussi que les tests sont réalisés par SGS et Bureau Veritas, deux laboratoires indépendants accrédités ISO/IEC 17025.

Mais sur les pages publiques consultées, le consommateur ne voit pas les rapports originaux complets avec toutes les pages, l’en-tête du laboratoire, l’adresse exacte du site d’essai, la portée d’accréditation, les méthodes détaillées, les limites de détection contaminant par contaminant, les conditions d’eau, les répétitions et les éventuels disclaimers.

Or c’est précisément ce qu’il faut regarder avant d’acheter un filtre. Notre guide rappelle qu’un filtre fiable doit indiquer qui fabrique le produit, quel laboratoire a testé, si le laboratoire est accrédité ISO/IEC 17025, quelles normes ont été suivies et si le produit dispose d’une certification officielle. Il rappelle aussi qu’un simple “test SGS” sans détails n’est pas une garantie suffisante.

Autre point à clarifier : Nano cite des références SGS de type NBF. Or des rapports publics SGS portant le même type de préfixe NBF sont émis par SGS-CSTC Standards Technical Services Co., Ltd. Ningbo Branch, en Chine. Cela ne prouve pas que le rapport Nano NBF24-0013449-01 est identique ou émis dans les mêmes conditions, mais cela rend indispensable la publication du rapport complet pour connaître le site SGS exact, la portée d’accréditation et les éventuelles limites d’usage.

Coldstream, de son côté, affiche un dossier plus classique, moins sexy, mais beaucoup plus lisible: tests selon NSF/ANSI 42, 53 et P231, par IAPMO R&T Laboratory dans le New Jersey, avec conformité ISO 17025/NELAC. La fiche Coldstream indique aussi une capacité nominale de 1 500 L, une recommandation de remplacement tous les six mois, et des résultats jusqu’à 3 000 L sur plusieurs familles de contaminants.

Nano a une fiche de synthèse.

Coldstream a un dossier normatif beaucoup plus solide.

 

Le panel de tests : Nano teste peu, Coldstream documente large

Nano affiche des résultats sur plusieurs familles de contaminants. Mais quand on regarde le détail, le panel est très ciblé.

Pour les pesticides, Nano publie deux molécules principales : diméthoate et carbofuran.

Pour les médicaments, Nano publie deux antibiotiques : roxithromycine et oxytétracycline.

Pour les métaux lourds, Nano met en avant trois métaux : plomb, mercure et cadmium.

Ce n’est pas rien. Mais ce n’est pas un panel large.

Coldstream FTO+, lui, documente beaucoup plus de familles et beaucoup plus de molécules : métaux lourds, composés organiques volatils, semi-volatils, pesticides, herbicides, pharmaceutiques, particules et HAA5. La fiche affiche notamment de nombreux pesticides et herbicides à 3 000 L, avec beaucoup de réductions supérieures à 99 %. Elle affiche aussi un large panel de pharmaceutiques et perturbateurs endocriniens à 3 000 L, ainsi que des résultats HAA5.

La différence est simple :

Nano sélectionne quelques contaminants très vendeurs.

Coldstream documente un comportement beaucoup plus large.

Nano parle large.

Coldstream documente large.

Ce n’est pas pareil.

La durée de vie : 4000 litres annoncés, mais toutes les promesses ne sont pas prouvées à 4000 litres

Nano annonce une cartouche pour 4 000 litres ou 12 mois. La page produit affirme même une efficacité constante pendant 4 000 litres, “sans dégradation progressive”.

Mais il faut regarder famille par famille.

Sur certains contaminants, Nano affiche des résultats après 5 000 litres : métaux lourds, pesticides, médicaments, chlore, bactéries, particules >5 µm et >10 µm.

Mais sur les PFAS courts et le TFA, Nano indique que le test complémentaire à 5 000 litres est encore en cours.

Sur les nanoplastiques <1 µm, Nano indique aussi que le test complémentaire est en cours.

Sur les virus, aucun test virus spécifique n’est visible dans le tableau public.

Donc on ne peut pas écrire sérieusement que toutes les grandes promesses Nano sont prouvées sur 4 000 litres.

On peut écrire que certaines familles sont testées à 5 000 litres.

Mais le TFA, les nanoplastiques et les virus restent des points faibles majeurs.

Coldstream adopte une approche différente : la fiche indique une capacité nominale de 1 500 L et recommande un remplacement au moins tous les six mois, tout en publiant des résultats jusqu’à 3 000 L. Sur certains paramètres comme fluorure, nitrate ou chlore, la fiche montre clairement que la performance baisse avec le volume : ce n’est pas toujours flatteur, mais c’est justement ce qui rend le dossier plus crédible.

Coldstream ne prétend pas tout faire pendant 4 000 litres.

Il montre ce qu’il fait, et aussi où ça baisse.

C’est moins vendeur. C’est plus sérieux.

 

"Technologie suisse" : d'accord mais où est fabriquée la cartouche ? 

Nano met fortement en avant une “technologie suisse brevetée” et un développement suisse. A ce stade, nous n’avons pas identifié de brevet public clairement rattaché au produit Nano Filter.

D’après les éléments d’origine produit dont nous disposons, les cartouches Nano sont  très certainement fabriquées en Chine.

Le problème n’est pas qu’un produit soit fabriqué en Chine. De très bons produits peuvent être fabriqués en Chine.

Le problème, c’est le décalage entre une communication très orientée “Suisse” et l’absence de transparence publique claire sur le fabricant réel, le pays de fabrication de la cartouche, l’usine, l’OEM et les rapports complets.

Quand une marque met autant en avant le drapeau suisse, le consommateur doit pouvoir savoir ce qui est suisse exactement : la société ? le brevet ? la conception ? la cartouche ? la membrane ? l’usine ? l’assemblage ?

Sans cette précision, “technologie suisse” devient un habillage marketing plus qu’une information de traçabilité.

À l’inverse, la fiche Coldstream indique clairement que le filtre CF163W est fabriqué par KLT Filtration Ltd à King’s Lynn, au Royaume-Uni, et mentionne “Made in the United Kingdom”.

Là encore, ce n’est pas une question de drapeau. C’est une question de transparence.

Le ciblage du parc installé : Nano ne vend pas seulement un filtre, il veut remplacer les cartouches existantes 

L’email APS ne se contente pas de recommander un nouveau système complet.

Il s’adresse aussi aux personnes déjà équipées d’une cuve à gravité. Le message leur dit de conserver leur cuve, puis de “passer à la technologie supérieure” en remplaçant leurs cartouches existantes par celle de Nano. Il affirme aussi que la cartouche est compatible avec les cuves de toutes les marques du marché.

La page produit Nano liste explicitement plusieurs systèmes compatibles, dont PureFilters, Berkey, British Berkefeld, ProOne, Purewell, Phoenix et Weeplow.

Donc ce n’est pas seulement un nouveau concurrent.

C’est une stratégie de captation du parc installé.

Et quand une marque affirme qu’il suffit de changer de cartouche pour passer à une “technologie supérieure”, elle doit apporter des preuves supérieures.

Pas seulement un meilleur débit.

 

Tableau comparatif synthétique

Critère

Nano Filter

Coldstream FTO+

Argument principal

Vitesse, 0,002 µm, technologie suisse, 4 000 L

Tests documentés, normes, laboratoire identifié

Débit

Très rapide : 0,3 L/min

Plus lent

Débit = preuve sanitaire ?

Non

Non plus, mais Coldstream ne fonde pas sa preuve sur la vitesse

Rapports

Références SGS/Bureau Veritas affichées, mais rapports originaux complets non visibles publiquement sur les pages consultées

Fiche détaillée avec normes, laboratoire, contaminants, volumes

Normes

Tests annoncés ISO/IEC 17025

NSF/ANSI 42, 53, P231, IAPMO, ISO 17025/NELAC

TFA

Résultat revendiqué, mais test à 5 000 L encore en cours

Ne revendique pas ce qui n’est pas documenté

Virus

Revendication commerciale, mais aucun test virus spécifique visible dans le tableau public

Rotavirus spp. testé à 3 000 L, réduction >99,99 %

Nanoplastiques

Promesse évoquée, mais test <1 µm en cours

Revendication plus cadrée sur particules/microplastiques

Pesticides

2 molécules principales affichées

Large panel pesticides/herbicides à 3 000 L

Médicaments

2 antibiotiques affichés

Large panel pharmaceutique à 3 000 L

Origine

Communication suisse, cartouche fabriquée en Chine selon nos éléments produit

Fabricant UK clairement identifié

Transparence

Promesse forte, preuves partielles

Dossier plus complet et vérifiable

 

Les question simples à poser avant d'acheter

Avant d’acheter Nano Filter, il faudrait demander :

  • Où la cartouche est-elle fabriquée exactement ?
  • Quel est le nom du fabricant ou de l’usine ?
  • Les rapports SGS NBF24-0013449-01 et NBF25-0023352-02 complets sont-ils accessibles ?
  • Le rapport Bureau Veritas 424-1242/A complet est-il accessible ?
  • Quelle est la limite de détection exacte pour le TFA ?
  • Le test TFA/PFAS après 4 000 ou 5 000 litres est-il publié ?
  • Existe-t-il un test virus complet avec MS2, rotavirus ou autre indicateur viral ?
  • Existe-t-il un test nanoplastiques <1 µm publié ?
  • Le produit possède-t-il une certification NSF, IAPMO ou WQA, ou seulement des tests ponctuels ?

 

Une marque transparente doit pouvoir répondre simplement à ces questions 

Conclusion : Nano va vite. Coldstream arrive avec ses preuves. 

Nano Filter a un très bon storytelling. La marque parle de nanofiltration, de technologie suisse, de 0,002 µm, de 18 L/h, de TFA, de virus, de nanoplastiques et de 4 000 litres.

Mais quand on compare les preuves accessibles publiquement, plusieurs promesses majeures ne sont pas démontrées au niveau où elles sont revendiquées.

Le TFA est affiché comme “non détecté”, mais le rapport Bureau Veritas complet n’est pas visible publiquement et le test PFAS à 5 000 litres est annoncé comme encore en cours.

Les virus sont revendiqués, mais le tableau public affiche des bactéries, pas un test virus identifiable. Pas de MS2. Pas de rotavirus. Pas de norovirus substitut. Pas d’unité PFU. Pour une promesse microbiologique, c’est un vrai problème.

Les nanoplastiques sont évoqués, mais Nano indique que les tests <1 µm sont encore en cours. Les pesticides et les médicaments sont testés sur quelques molécules, alors que Coldstream publie un panel beaucoup plus large. Et sur la traçabilité, Nano met en avant la Suisse, alors que la fabrication réelle de la cartouche doit être clairement assumée et documentée. Le filtre le plus rapide n’est pas forcément le plus sûr.

En purification d’eau, ce n’est pas la vitesse qui compte à l’arrivée : ce sont les contaminants réellement testés, les méthodes utilisées, le volume filtré avant test, les limites de détection et la transparence des rapports.

Selon les preuves publiques disponibles, Coldstream FTO+ reste aujourd’hui le filtre le plus solidement documenté de ce comparatif.

 

Rien ne sert de courir, encore faut-il arriver avec une eau vraiment contrôlée.   

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