Nano Filter : nous avons retrouvé les rapports de laboratoire originaux.
Les rapports de laboratoire cités par Nano Filter sont consultables en ligne. Nous les avons lus et comparés aux chiffres publiés. Documents, adresses et méthode.
En mai, nous avons publié une comparaison entre la cartouche Nano Filter et les Coldstream FTO+, à partir des seuls documents alors disponibles. Nous y écrivions que les résultats mis en avant par la marque provenaient d'une mise en page réalisée par Nano Filter SA, reproduisant des chiffres attribués à SGS, et que nous n'avions pas pu obtenir les rapports originaux.
Nous les avons depuis consultés. Ils sont accessibles en ligne, sur le portail de SGS, sans authentification. Voici les deux adresses. Chacun peut les ouvrir et vérifier par lui-même l'intégralité de ce qui suit.
https://qrcode.sgsonline.com.cn/openreport/viewreport/d64cbea8-5cd1-4781-b143-80982f0a6121
https://qrcode.sgsonline.com.cn/openreport/viewreport/6b0b020d-db26-4ebe-b7d5-b7537c143460
La comparaison initiale, avec ses mises à jour de mai et de septembre, reste consultable ici : Nano Filter vs Coldstream FTO+ : promesses, tests et preuves
Pour aller plus loin, vous pouvez également consulter notre comparatif « Nano Filter vs Coldstream FTO+ : promesses, tests et preuves », avec ses mises à jour de mai et de septembre.
Nous avions également saisi SGS d'une demande de vérification. Le service Corporate Security du groupe nous a répondu le 5 septembre 2026 que le document soumis n'était pas un document émis par SGS, et nous a invités à demander les rapports au fournisseur.
Ce que contiennent les deux rapports originaux
Rapport NBF24-0013449-01, daté du 17 octobre 2024, six pages, émis par SGS-CSTC Standards Technical Services, succursale de Ningbo.
Nom du client : EVODROP AG, Birkenstrasse 21, 8306 Brüttisellen, Suisse.
Nom de l'échantillon : Reinguard filter, quantité quatre jeux.
Points de mesure : au démarrage et à 5 000 litres.
Débit indiqué en fin de rapport : 2 litres par minute.
Rapport NBF25-0023352-02, daté du 25 novembre 2025, cinq pages, même laboratoire.
Nom du client : EVODROP AG, même adresse.
Nom de l'échantillon : 10inch water filter, quantité huit jeux.
Points de mesure : 0, 2 500, 5 000 et 7 500 litres.
Débit indiqué en fin de rapport : 4 litres par minute.
Ce sont les deux numéros de référence portés en en-tête des documents diffusés par la marque.
Le débit, et pourquoi il suffit à trancher
Un système de filtration par gravité fonctionne sous la seule pression d'une colonne d'eau de quelques dizaines de centimètres. La cartouche concernée est annoncée à 18 litres par heure, soit 0,3 litre par minute.
Les deux rapports mentionnent des débits de 2 et 4 litres par minute. Ces valeurs correspondent à des cartouches alimentées sous pression. Un filtre dix pouces, du reste, est un format standard de cartouche sous évier ou en ligne.
Il n'est pas nécessaire d'être chimiste pour faire ce calcul.
La dernière page
Chaque rapport SGS se termine par une page intitulée Sample photo, qui montre l'échantillon effectivement testé.
Dans le rapport de 2024, cette page 6 sur 6 montre un corps de filtre cylindrique en inox à raccords filetés, accompagné d'une cartouche plissée à embouts bleus. Dans le rapport de 2025, cette page 5 sur 5 montre une cartouche cylindrique dix pouces à embouts bleus.
Aucune de ces deux photographies ne représente une bougie de filtration gravitaire.
Cette même page porte, juste sous la photographie, la mention suivante, en anglais dans le texte :
Attention: Unless otherwise stated the results shown in this report refer only to the items tested.
Soit : sauf indication contraire, les résultats présentés dans ce rapport ne se rapportent qu'aux éléments testés.
La page absente de la version diffusée est donc celle qui identifie l'appareil testé, et celle qui rappelle que les résultats ne valent que pour lui. Les deux informations figurent sur la même feuille.
Les chiffres correspondent, sauf un
Le document d'une page intitulé Élimination des micro-organismes présente un tableau à deux colonnes, au démarrage et après 5 000 litres. Il contient douze valeurs, quatre par micro-organisme. Onze correspondent exactement aux deux rapports EVODROP.
Escherichia coli : 65 000 puis 13 au démarrage, 32 000 puis 98 après 5 000 litres, soit 99,98 % et 99,69 %. Ces valeurs figurent à l'identique dans le rapport EVODROP de 2024, tableaux 1 et 2.
Staphylococcus aureus : 46 000 puis moins de 1, et 30 000 puis 1 100, soit plus de 99,99 % et 96,33 %. Mêmes tableaux, même rapport.
Pseudomonas aeruginosa après 5 000 litres : 750 000 puis 4 500, soit 99,40 %. Tableau 3 du rapport EVODROP de 2025.
Le tableau diffusé est donc composé à partir de deux rapports distincts, établis au nom d'une autre société, portant sur deux appareils différents.
La douzième valeur ne correspond pas. Pour Pseudomonas aeruginosa au démarrage, le document diffusé indique une concentration d'entrée de 1 500 000 UFC/250 ml. Le rapport EVODROP de 2025 indique, page 2, tableau 1, point 0 litre, une concentration de 1,5×10⁵, soit 150 000 UFC/250 ml.
Un facteur dix.
L'écart a une conséquence arithmétique. Avec 150 000 en entrée et moins de 1 en sortie, la réduction est supérieure à 5 log. Avec 1 500 000, elle devient supérieure à 6 log. Six log sur les bactéries est le seuil retenu par le protocole NSF/ANSI P231 pour les purificateurs microbiologiques.
Le même document porte, en bas de page, la mention suivante : toutes les valeurs correspondent exactement à ce rapport et n'ont pas été modifiées.
Nous n'ajoutons rien à cela. Le rapport est en ligne, la page est indiquée, chacun peut comparer lui-même.
Ce document indique par ailleurs comme commanditaire Nano Filter SA, quand les deux rapports cités dans son en-tête portent EVODROP AG. Il annonce une méthode ISO 6222 et ISO 9308, quand le Pseudomonas du rapport de 2025 a été mesuré selon la norme chinoise GB 8538-2022. Et il indique que les dénombrements ont été réalisés avant et après filtration à travers le filtre à gravité Nano Filter.
Le même chiffre figure sur leur site
Cette valeur n'est pas confinée à un document transmis sur demande.
La page Tests et certifications du site, dans son état du 24 septembre 2026 au matin, publie le même tableau et la même valeur : Pseudomonas aeruginosa, 1,5×10⁶ UFC/250 ml en entrée, moins de 1 en sortie, plus de 99,99 %. La page indique par ailleurs, plus bas, que les résultats microbiologiques proviennent des rapports SGS NBF25-0023352-02 et NBF24-0013449-01.
Le premier de ces rapports est consultable en ligne. Il indique 1,5×10⁵.
https://nanofilter.shop/pages/tests-et-certifications
Le document consacré au chlore
Un second document, intitulé Chlore et sous-produits de désinfection, porte les deux mêmes références en en-tête (NBF25-0023352-02 et NBF24-0013449-01). Il va plus loin que le précédent, car il ne se contente pas d'omettre l'identité de l'appareil testé : il l'affirme.
On y lit : le chlore résiduel et le chloroforme ont été ajoutés à de l'eau enrichie, puis mesurés avant et après filtration à travers le filtre à gravité Nano Filter.
Les valeurs présentées sont, pour le chlore résiduel, 2,08 puis moins de 0,01 au démarrage et 2,04 puis moins de 0,01 après 5 000 litres. Ce sont exactement les points 0 et 5 000 litres du rapport EVODROP de 2025, réalisés sur le 10inch water filter.
Pour le chloroforme, 0,2935 puis moins de 0,0002 et 0,3071 puis 0,0026. Ce sont exactement les tableaux 1 et 2 du rapport EVODROP de 2024, réalisés sur le Reinguard filter.
Il faut ajouter un point. Les deux rapports cités en en-tête contiennent des données sur le chlore. Le rapport de 2025, sur le 10inch water filter, indique plus de 99,50 % à 5 000 litres : c'est cette série qui est reprise. Le rapport de 2024, sur le Reinguard filter, indique pour le chlore résiduel dissocié 98,38 % au démarrage et 85,79 % après 5 000 litres : cette série ne figure nulle part.
Des deux séries disponibles, celle qui apparaît est la plus favorable.
Le test d'endurance
Au 1er septembre 2026, la page Tests et certifications du site de la marque comportait une section intitulée Performances après 5 000 litres, introduite par cette phrase : un essai complémentaire a mesuré les performances de la cartouche après 5 000 litres filtrés, soit 1 000 litres au-delà de la capacité garantie de 4 000 litres.
Cette page est archivée et consultable dans son état du 1er septembre 2026 à l'adresse suivante : https://archive.ph/OLnMG
Or les seules données à 5 000 litres dont nous ayons trouvé la trace sont celles des deux rapports EVODROP, obtenues sur le Reinguard filter et sur le 10inch water filter.
La conservation des minéraux
La même page archivée comporte une section intitulée Conservation des minéraux essentiels, introduite par la phrase Nano Filter élimine les contaminants sans déminéraliser l'eau, et un tableau indiquant une part préservée de 104 % pour le calcium, 130 % pour le potassium et 115 % pour le sodium.
On ne préserve pas 130 % d'un minéral. Ces valeurs signifient que l'eau ressort plus chargée qu'elle n'est entrée. Le rapport d'essai correspondant intitule d'ailleurs ce tableau removal / leeching, soit retrait et relargage.
Ce point mérite également d'être rapproché de la technologie revendiquée. Le rejet des ions divalents, calcium et magnésium en tête, est la caractéristique qui définit la nanofiltration. Un tableau affichant 104 % de calcium préservé décrit donc autre chose qu'une membrane de nanofiltration.
Nous ajoutons que retenir les minéraux utiles est en soi une qualité, et que nos propres cartouches ne déminéralisent pas non plus. Ce n'est pas le résultat que nous discutons, c'est le nom qu'on lui donne.
Le point à 7 500 litres
Le rapport de 2025 comporte quatre points de mesure. Les documents diffusés n'en reprenaient que deux.
Au point de 7 500 litres, non repris, le rapport indique pour Pseudomonas aeruginosa un effluent de 6,2×10³ contre 4,5×10³ à 5 000 litres, et pour le chlore une réduction de 97,51 % contre plus de 99,50 % aux points précédents.
Les données de fin de vie existaient. Elles n'étaient pas publiées.
Le nouveau rapport de septembre 2026
Depuis notre précédente mise à jour, la marque a publié un rapport supplémentaire, cette fois intégralement et sans remise en page.
Rapport NBF26-0024602-01, daté du 10 septembre 2026, six pages, SGS-CSTC Standards Technical Services (Ningbo).
Nom du client : Nano Filter SA, c/o DYN SA, Rue de la Grotte 6, 1003 Lausanne.
Nom de l'échantillon : Gravity-fed water filter.
Période d'essai : du 6 août au 10 septembre 2026.
Sur la forme, ce rapport est très supérieur aux précédents. Il est établi au nom de la marque, il porte sur le bon produit, et il s'appuie sur des protocoles reconnus : NSF/ANSI 53-2024, NSF/ANSI 401-2023, NSF/ANSI 42, USEPA 537.1, EPA 1602, ASTM D5127. Les résultats microbiologiques sont exprimés en réduction logarithmique, ce qui est la bonne unité.
Il est également publié dans son intégralité, avec son QR code de vérification. Il porte lui aussi la mention standard selon laquelle les résultats ne se rapportent qu'aux éléments testés, et ici cette mention ne pose aucune difficulté : l'élément testé est bien le produit vendu, et le document est accessible en entier. C'est ainsi qu'un rapport de laboratoire doit être communiqué, et nous n'avons rien à en redire.
Reste une question, et elle est de taille. Dans les cinq tableaux de résultats, sans exception, la colonne Testing Point porte la même mention : Start-up. Au démarrage de la durée de vie.
Aucune mesure à 1 000, 2 000, 3 000 ou 4 000 litres. Aucune donnée sur ce que fait la cartouche en fin de vie, alors que la capacité annoncée est de 4 000 litres.
Une seconde observation, plus technique. Le rapport indique que le protocole d'essai appliqué au comptage bactérien, au bactériophage MS2 et aux neuf antibiotiques du tableau 6 est celui fourni par le client. La méthode d'analyse du MS2 reste l'EPA 1602, qui est une méthode reconnue, mais le déroulement de l'essai lui-même ne renvoie à aucune norme publiée. Le tableau 6 est d'ailleurs le seul des six à ne comporter aucune colonne de valeur de référence.
C'est précisément la question que pose cet article depuis sa première version.
Qui a réalisé les mesures de particules
Les rapports SGS signalent par des marqueurs les analyses confiées à d'autres laboratoires, et en donnent la liste en fin de document. C'est une pratique courante, et la déclarer est à leur crédit.
Dans le rapport de septembre 2026, le marqueur simple renvoie à SGS Shanghai et couvre trois pesticides. Le marqueur double renvoie à SGS Xiamen et couvre les douze paramètres du protocole NSF/ANSI 401. Ces deux entités appartiennent au groupe SGS.
Le marqueur triple renvoie à SAE Technologies Development (Dongguan) Co., Ltd., Material Science Lab, que le rapport distingue des deux entités SGS qu'il nomme par ailleurs. Il couvre exactement deux lignes : les microsphères de polystyrène de 3 µm, et les particules microplastiques de 0,5 à 1 µm.
Le constat est le même dans les deux rapports EVODROP. Le comptage de particules supérieures à 10 µm du rapport de 2024 a été réalisé par le Shanghai Institute of Measurement and Testing Technology. Le comptage à 5 µm du rapport de 2025 a été réalisé par le même laboratoire de Dongguan.
Sur les trois campagnes, aucune mesure de particules n'a donc été réalisée par SGS.
Tous les tests ne sont pas réalisés par SGS
La page Tests et certifications comporte une rubrique certifications qui indique que tous les tests sont réalisés par SGS, laboratoire indépendant accrédité ISO/IEC 17025.
Cette phrase est contredite deux fois.
D'abord par la page elle-même. Sa propre rubrique Sources cite en premier le rapport Measurlabs numéro 29505, qui couvre les PFAS, les pesticides, les résidus pharmaceutiques, les métaux, les minéraux et le chlore libre. Measurlabs est un laboratoire finlandais, distinct de SGS. C'est d'ailleurs ce rapport qui fournit la majorité des chiffres affichés sur la page.
Ensuite par les rapports SGS eux-mêmes, qui déclarent que les comptages de particules ont été confiés à SAE Technologies Development (Dongguan) et au Shanghai Institute of Measurement and Testing Technology.
L'accréditation de ces laboratoires n'est pas en cause et nous n'avons rien à leur reprocher. Ce qui ne correspond pas, c'est l'affirmation, avec les documents cités quelques centimètres plus bas sur la même page.
Microplastiques et nanoplastiques
La page d'accueil, la fiche de la cartouche et celle du système annoncent une élimination des microplastiques et des nanoplastiques comprise entre 98,96 et plus de 99,99 %.
Le 98,96 % est identifiable. C'est la ligne Microplastics particles, de 0,5 à moins de 1 µm, du rapport de septembre 2026 : 270 957 particules en entrée, 2 811 en sortie.
Trois éléments accompagnent cette ligne dans le rapport. Elle a été dopée avec de l'ISO fine test dust 12103-1, A2, une poussière minérale normalisée utilisée comme poussière d'essai de référence dans l'industrie, qui n'est pas du plastique. Elle a été mesurée selon l'ASTM D5127-13, qui est un guide relatif à l'eau ultrapure des industries électroniques et des semi-conducteurs, et non une norme de performance pour l'eau potable. Et elle a été réalisée par le laboratoire de Dongguan mentionné plus haut.
Il faut reconnaître un point, et il compte. La page Tests et certifications déclare elle-même cette substitution, en note de méthode sous le tableau. Ce n'est pas dissimulé. Ce sont la page d'accueil et les fiches produit qui reprennent le chiffre sans la note.
Reste la question de fond. Le domaine des nanoplastiques se situe sous le micron, et généralement bien plus bas. La mesure la plus fine publiée porte sur la tranche 0,5 à 1 µm, et elle a été obtenue avec une poussière minérale. Aucun essai sur des particules plastiques en dessous de 3 µm ne figure dans les documents disponibles.
Nous ajoutons, parce que ce serait malhonnête de l'omettre, que la ligne des microsphères de polystyrène de 3 µm est, elle, correctement employée. Elle documente la rétention des kystes de protozoaires, pour laquelle ces microsphères sont le substitut reconnu. Sur ce point précis, il n'y a rien à redire.
Sur quels volumes reposent les chiffres affichés
Trois sources alimentent les tableaux de la page Tests et certifications. Il est utile de savoir ce que chacune mesure.
Le rapport Measurlabs 29505 fournit les PFAS, les pesticides et leurs métabolites, les résidus pharmaceutiques, les métaux, les minéraux et le chlore libre. Il indique, à chacune de ses sections, un volume filtré de cinq litres. Cinq litres pour les vingt PFAS. Cinq litres pour les cent cinquante-sept pesticides et métabolites. Cinq litres pour les métaux.
Le rapport SGS de septembre 2026 fournit les résultats microbiologiques, les comptages de particules et une partie des micropolluants. Ses cinq tableaux de résultats portent tous la même mention dans la colonne Testing Point : Start-up. (Start-up signifie « sur une cartouche neuve, dans ses tout premiers litres. »)
Les deux rapports EVODROP fournissent les colonnes après 5 000 litres. Ils ont été réalisés sur le Reinguard filter et sur le 10inch water filter, à des débits de 2 et 4 litres par minute.
Autrement dit, et c'est le point central de cette mise à jour : sur le produit effectivement vendu, aucune mesure publiée ne dépasse cinq litres filtrés ou le démarrage de la durée de vie. Les seules données d'endurance disponibles proviennent d'autres appareils.
Un média filtrant neuf fonctionne toujours bien. La question n'a jamais été ce qu'il fait au premier litre, mais ce qu'il fait encore au deux-millième.
Une correction à notre mise à jour du 1er septembre
Nous écrivions alors qu'aucun essai virologique n'apparaissait dans les documents fournis. Ce n'est plus exact.
Le rapport du 10 septembre 2026 comporte un essai sur bactériophage MS2, avec un influent de 1,0×10⁵ PFU/mL, un effluent de 3, soit 4,52 log de réduction. Le MS2 est le virus modèle utilisé par les protocoles microbiologiques de référence, qui demandent généralement 4 log sur les virus. Ce résultat satisfait donc au critère.
Nous le signalons parce que nous corrigeons nos erreurs, et parce que nous demandons aux autres d'en faire autant.
Deux précisions cependant, qui n'enlèvent rien à ce qui précède. Il s'agit d'un bactériophage servant de substitut, et non d'un virus humain. Et la mesure est faite au démarrage. À titre de comparaison, les cartouches Coldstream FTO+ disposent de données sur le rotavirus, pathogène humain, mesurées par paliers jusqu'à 3 000 litres.
Ce que nous ne disons pas
Nous ne portons aucune accusation. Nous décrivons des documents, nous en donnons les adresses, et nous invitons chacun à les ouvrir.
Nous ne savons pas quels accords peuvent exister entre les sociétés citées, ni à quel titre des résultats obtenus par l'une ont pu être présentés par l'autre. Nous ne nous prononçons pas sur la qualité intrinsèque de la cartouche : elle n'a jamais été testée par nos soins, et le rapport de septembre 2026 montre des performances au démarrage qui n'ont rien de médiocre.
Ce que nous constatons est plus simple. Pendant des mois, une communication commerciale s'est appuyée sur des rapports qui portent le nom d'une autre société et décrivent d'autres appareils.
Et le premier rapport établi au nom de la marque sur le bon produit ne mesure que le démarrage.
Conformément à notre règle, nous avons adressé à Nano Filter SA, avant publication, un courrier détaillant les constats qui précèdent et posant les questions qui en découlent. Nous y indiquions la date de publication de cette mise à jour, et proposions un délai supplémentaire si la préparation d'une réponse le justifiait.
À la date de publication, nous n'avons reçu aucune réponse.
L'offre reste ouverte. Toute réponse qui nous parviendra sera publiée ici, intégralement.
Les pièces citées
Tous les documents évoqués dans cette mise à jour sont publics. Voici où les trouver.
Les deux rapports SGS originaux, sur le portail de vérification de SGS :
https://qrcode.sgsonline.com.cn/openreport/viewreport/d64cbea8-5cd1-4781-b143-80982f0a6121
https://qrcode.sgsonline.com.cn/openreport/viewreport/6b0b020d-db26-4ebe-b7d5-b7537c143460
Les documents publiés par la marque, servis depuis l'espace fichiers de sa propre boutique :
Élimination des micro-organismes :
https://cdn.shopify.com/s/files/1/0983/0747/3790/files/SGS-Rapport-Pathogenes-Nano.pdf?v=1783799621
Chlore et sous-produits de désinfection :
Rapport complet des essais, 224 paramètres :
Rapport SGS NBF26-0024602-01 du 10 septembre 2026 :
https://cdn.shopify.com/s/files/1/0983/0747/3790/files/Rapport-SGS-NBF26-0024602-01.pdf?v=1789127745
Le paramètre v de ces adresses est un horodatage Unix, qui correspond à la dernière mise à jour du fichier. Il donne respectivement le 11 juillet 2026 à 21 h 53, le 12 juillet 2026 à 15 h 28, le 11 août 2026 à 17 h 28 et le 11 septembre 2026 à 13 h 55, heure de Paris.
Deux de ces valeurs permettent de vérifier la méthode. Le rapport Measurlabs est daté du 10 août et son horodatage donne le 11 août. Le rapport SGS est daté du 10 septembre et son horodatage donne le 11 septembre. Dans les deux cas, le lendemain de l'émission.
La page Tests et certifications de la marque, dans son état actuel : https://nanofilter.shop/pages/tests-et-certifications
La même page, archivée dans son état du 1er septembre 2026 : https://archive.ph/OLnMG
Nous conservons une copie archivée de chacune de ces pièces. Si l'une d'elles devenait inaccessible, nous publierons le lien d'archive correspondant.
Ce que cela change pour vous
Rien de ce qui précède n'exige de nous faire confiance. Les adresses sont dans cette page. Les rapports sont chez SGS. La page archivée est chez un tiers. Ouvrez-les.
Et posez partout les mêmes quatre questions. Sur combien de litres la mesure a-t-elle été faite, et à combien de points. Qui a conduit l'essai, et qui a prélevé. Quelle eau, avec quelles caractéristiques. Quelle norme de performance, et pas seulement quelle méthode d'analyse.
Regardez aussi la dernière page. C'est souvent celle qui dit quel produit a réellement été testé.
Notre appréciation
Au terme de cette vérification, notre appréciation est la suivante, et nous l'assumons comme telle.
Les documents que nous avons pu consulter n'étayent pas les performances annoncées pour cette cartouche sur sa durée de vie. Les essais portant sur des volumes significatifs ont été commandés par une autre société et réalisés sur d'autres appareils. Les deux essais réalisés sur le produit effectivement vendu portent, l'un sur cinq litres filtrés, l'autre sur le seul démarrage.
Chacun jugera de ce que cela dit d'une page Nano intitulée « Des preuves, pas de simples promesses. »